874 – L’Islam, peste des Dupont-Lajoie

Les musulmans sont en train de devenir la nouvelle peste à combattre dans la société française.
Un racisme anti Islam se répand dans toutes les directions : depuis la rue infestée de Dupont trouillards et haineux jusque dans les récents textes de lois dictés par une Marianne solennelle et impartiale engoncée dans sa toge aux plis républicains décidément rigides, en passant par les supposés indifférents, les traditionnels sans-avis malheureusement contaminés par l’air du temps, eux aussi…
L’inconscient collectif est au rejet des musulmans.
Dans cette atmosphère survoltée, trouble, malsaine où la moindre allusion à l’érection d’une mosquée ou évocation de l’ombre d’un voile suscite des débats télévisés passionnés, de virulentes polémiques d’envergure nationale, des réflexions sur des projets de lois liberticides (pour ne pas dire franchement racistes à l’égard de la communauté musulmane), comment ne pas faire de rapprochement avec les puanteurs de l’Allemagne de 1933 ?
Comme au temps de la stigmatisation des Juifs, le poison est insidieux : ça commence de façon « inoffensive » par des débats publics, des émissions de télévision, des articles de journaux, des prises de position politiques…
Où cela finira-t-il ?
Le culte musulman, pourtant deuxième religion en France par le nombre des adeptes, depuis toujours bien établi sur notre sol et, au même titre que le culte catholique, quasi « étatisé » dans les esprits pourrait-on dire, devient peu à peu la religion ennemie aux yeux du français moyen influencé par les « idées en vogue ».
Si bien qu’être musulman actuellement en France, sortir en djellaba pour les hommes, voilées pour les femmes, c’est déjà faire acte de courage, de rébellion. Vouloir marquer son appartenance à l’Islam sur les lieux publics est en passe d’être considéré comme un acte anti-républicain dans l’opinion publique !
C’est grave. Cela signifie que porter le voile, la djellaba devient, me semble-t-il, plus un geste politique qu’un acte de foi religieuse. A force de dénoncer les signes distinctifs de l’Islam, la république française les a transformé en bombes emblématiques. Après la guerre aux symboles, la guerre aux hommes ? Les conflits physiques commencent toujours par la discorde des esprits.
Cette république dévoyée qui sous des dehors louables et proprets se targue de vouloir défendre de prétendus principes de neutralité, d’égalité, de tolérance et qui en réalité pue l’islamophobie me dégoûte !
C’est bien connu, qui veut se débarrasser de son chien l’accuse d’avoir la rage.
La vérité est qu’avec ses valeurs trop élevées pour les normes de notre pays, le musulman dérange. Pire : il ne ressemble tout simplement pas au bon français blanc. Par sa différence ethnique (cela n’est bien sûr pas systématique mais dans leur grande majorité les musulmans de France sont des Arabes et des Magrébins), par son dégoût de la chair porcine, par sa fidélité aux préceptes de sa religion, le musulman est l’ennemi désigné de notre culture paillarde, défroquée, alcoolique.
Attention, je ne condamne par notre belle culture française ici ! Je suis français à cent pour cent moi aussi. J’aime mon pays, j’aime boire, railler les curés, défier le Ciel, trousser les jupons et banqueter (à la différence que, comme les musulmans, je ne consomme pas de porc), sauf que, sans pour autant adopter les moeurs admirables des musulmans (je tiens à garder ma culture), je m’élève contre cette intolérance consistant à condamner la vertu des musulmans tout en faisant la promotion de nos propres vices !
Je trouve très salutaire la présence dans notre société des musulmans : ils contrebalancent nos excès.
Nous mangeons du porc, eux non. Nous nous enivrons de bon vin, eux pas. Ils vont de plus en plus à la mosquée, nous de moins en moins à l’église. Où est le problème ? Leurs femmes portent pudiquement le voile, les nôtres se font honteusement avorter. Que leur reprochent-ont ? N’ont-ils pas le droit de choisir une vie décente, vertueuse, saine ?
Mon respect pour la religion musulmane ne signifie nullement que j’excuse les excès des mauvais fidèles fous fanatiques prêts à tuer pour défendre leur cause… Ce n’est pas parce que je dénonce les vices des catholiques et de leur république hypocrite qui alcoolise son peuple, abruti ses jeunes, « cochonise » ses citoyens, fait avorter ses femmes, que je ne dénonce pas ceux des mauvais musulmans. Je n’ai jamais fait la promotion des criminels, terroristes et tyrans dans ma défense de la culture musulmane, contrairement à ce que prétendent mes détracteurs.
Je condamne avec la même ardeur l’intolérance et la bêtise des catholiques à l’égard des musulmans en général que la folie meurtrière des musulmans fanatiques, haineux envers l’Occident.
Non les musulmans ne sont pas un danger pour la France, non l’Islam n’est pas une religion de gens à la mentalité archaïque, non les mosquées ne sont pas des repaires de terroristes prêts à en découdre avec la société française !
Ces grotesques idées reçues sur les musulmans sont indignes d’un pays comme le nôtre avec ses traditions d’ouverture, de Lumières, d’humanisme.

La vérité, c’est que sous l’effet de je ne sais quel venin (les médias, la télévision, l’effondrement du niveau scolaire, l’alcool peut-être) notre république est purement et simplement devenue raciste.

873 – Les oeillères de l’enfance

Enfant, je croyais plus que tout aux vérités de laboratoires : la science, les mathématiques, l’algèbre, la logique, les lois visibles, les réalités palpables, l’intelligibilité matérielle des choses, l’évidence des concepts… Telles étaient les clés du monde qui m’entourait. Les seules pensais-je, avec mes manuels scolaires pour Bible, le soleil pour repère, la table de multiplications pour lois.
Dès l’âge de raison, le monde avait pris pour moi la forme rassurante, implacable d’une vaste pensée cartésienne débarrassée d’inutile beauté et d’émotion superflue.
J’avais des bornes en moi, celles de la puérilité qui ne voit les choses que de piètre hauteur. Les enfants sont sots : ils ne voient rien d’autre que la science au-delà de l’horizon qu’ils s’amusent à calculer, mesurer, n’imaginent que des atomes sous leur oreiller, n’accordant aucun sens à leurs songes, ne veulent rien savoir de l’Univers qui n’entre pas dans leur docte cervelle nouvellement imprégnée d’inflexible raison !
Comme tous les gosses de sept ans, j’étais un âne.
Mais très vite ma vue grossière du monde s’affina, le bagage purement rationnel me tenant lieu d’intelligence ne pouvant suffire pour appréhender ce qui dépassait du cadre. Je constatais que plus le contenu de mes manuels à l’école était dense, ramassé, et donc censé être indiscutable, plus la marge était grande autour de ces austères vérités… Ce qui me laissait d’autant plus de place pour dessiner des moutons et des roses tout autour.
C’est en devenant adulte que je compris tout. Là, la poésie s’ajoutait aux mathématiques, le mystère à la science, la beauté aux explications rationnelles… Pour donner son relief à la vie. Ecolier, j’étais bêtement matérialiste. Tout avait une explication, il suffisait d’ouvrir les manuels, de faire confiance aux savants, à la raison, à l’éducation nationale.
Peu à peu, derrière le froid calcul je découvrais la lumière.
Sous le plomb de la pensée rigoureuse, je percevais des plumes de subtilité, des arabesques d’esprit, des sinuosités poétiques qui se combinaient à la matière pour former la Réalité. Ainsi le carbone devenait principe vital plein de sens, le simple brin d’herbe miracle, l’eau merveilleuse énigme, entre infinie complexité chimique et infinie simplicité spirituelle… Même les formules mathématiques les plus rébarbatives avaient pour moi leur beauté intrinsèque : il me suffisait de porter un regard divin sur les chiffres pour qu’ils se mettent à briller. Je sentais que l’ordre procédait d’une essence supérieure, que les formes de la nature étaient calquées sur des figures célestes, enfin que l’invisible guidait le monde.
Si bien que plus je m’éloignais de l’enfance, plus je devenais rêveur, émerveillé, sensible, pur.

QUI EST JEAN-PIERRE HERLANT ?

Je me réjouis du succès de Jean-Pïerre HERLANT qui donne une bonne leçon d’humilité aux intellectuels vaniteux et aux politiques arrivistes.

Lui il a percé avec rien, juste par sa simplicité et sa naïveté quand des pontes échouent en déployant leur prétendue « science en communication » et autres gros budgets de « com ».

HERLANT ridiculise royalement ces messieurs de la « com » pétris de doctes sottises….

Etre soi-même, tel est le secret du succès.

Il est indéniable que le succès fulgurant des vidéos de Jean-Pierre HERLANT (ayant entraîné sa médiatisation) provoque l’envie, la jalousie, la rage, voire la haine de bien des moqueurs…
Le coup de génie involontaire de monsieur HERLANT : la simplicité.

Cette sincérité du coeur, ce bon sens populaire, cette fraicheur du propos, cette authenticité sont les secrets de Jean-Pierre, loin, très loin des discours empesés, calculés et vaniteux des intellectuels et politiques obsédés par leur image…

Lui, son image, il s’en moque totalement.

Avec sa seule naïveté il aura réussi à percer là où bien avant lui maints spécialistes de la « com » cyniques et hautains avec de gros moyens, du travail et de la patience ont souvent échoué. En un temps record et sans le moindre budget ni aucun effort il s’est hissé au sommet de la renommée.

Coup de maître.

Jean-Pierre, c’est la revanche cinglante de l’anonyme provincial sur le système médiatique parisien.

Pas besoin de cours de communications poussés ni d’études marketing avec Jean-Pierre : sa tête lui suffit.

Sa bobine c’est son passeport pour Paname.

Ils ont beau rire, railler, persifler, ceux qui lui reprochent de bénéficier bien malgré lui d’une célébrité soudaine construite sur ce qu’ils estiment n’être que du vent… Il n’empêche : aujourd’hui Jean-Pierre HERLANT est écouté, imité, adulé, sollicité, médiatisé.

Jean-Pierre du jour au lendemain a été projeté en orbite autour de la planète web, n’est-ce pas l’essentiel ?

A travers lui c’est la France invisible qui parle, la voix honnête et simple des petites gens à qui l’on ne tend jamais de micro. Alors écoutons-le attentivement et surtout gardons-nous de nous moquer de cet homme car quelque chose me dit que sous les éclats des projecteurs il va encore nous surprendre…

Raphaël Zacharie de IZARRA

872 – La vendeuse de muguet

Avec sa mine pâle, sa claudication disgracieuse, son air abattu et ses habits tristes, la demi mendiante me héla avec une infinie maladresse tandis que je traversais la rue pour me rendre à la boulangerie.
J’avais oublié que nous étions le 1er mai… Accoutumé à vivre loin de la plèbe et de ses moeurs odieuses, je me sentais parfaitement étranger à son univers imbécile et vulgaire. Et lorsque de temps à autre me parvenaient les clameurs populaires (depuis les banales manifestations syndicales de rues jusqu’aux expressions de joies crapuleuses des bals du 14 juillet), non sans une réelle satisfaction je prenais conscience de la hauteur séparant ma tour d’ivoire de ce monde misérable.
Son mauvais muguet à la main, la pauvresse insistait péniblement, sollicitant en vain ma générosité d’oisif avaricieux.
Avec irritation j’expliquai brièvement à la gueuse qu’en aucun cas je ne comptais dépenser quelques pièces pour un méchant brin de muguet dont je n’avais que faire et que de toute façon j’avais besoin de mes sous pour acheter mes pâtisseries du matin à la boulangerie située juste derrière son stand, enfin que toute sa personne avec ses allures d’indigente m’indisposait au possible.
Pressé d’aller acheter mes gâteaux, je laissai l’importune à ses illusions de piécettes.
En sortant de la boulangerie, les mains chargées de trésors de raffinements au beurre frais et au sucre glacé, je croisai de nouveau la saltimbanque qui, jalouse à la vue de mon gros paquet de pâtisseries, se fit suppliante.
Excédé par les manigances grotesques de cette espèce d’analphabète cherchant à se faire apitoyer, j’arrachai rageusement son muguet des mains pour le lui jeter au visage ! Enfin je n’omis pas de la bénir d’un crachat d’aristocrate bien placé entre les deux yeux, qu’elle avait bruns (une roumaine sans doute), avant de m’éloigner avec morgue jusqu’au sommet de mon domicile inaccessible à la gueusaille.
Qu’il est triste ce monde où les beaux sires de mon espèce, une fois l’an se font agresser dans la rue par de vilaines vendeuses de muguet…
Je rêve d’une société plus juste, fraternelle et sans hypocrisie où les seigneurs seraient mieux respectés des va-nus-pieds. On réclame sans cesse la compassion à l’égard des pauvres mais jamais on ne parle d’honorer les sybarites pour ce qu’ils sont… Eux qui ont l’heur d’avoir les mains lisses et l’esprit éclatant mériteraient donc le mépris de la part des pauvres gens aux mains calleuses ? Et en vertu de quel principe souverain ?
Est-ce donc cela qu’on appelle le sens de la justice ?
Aujourd’hui 1er mai je viens de courageusement défendre les intérêts de l’esprit contre la dictature et la bêtise infâmes, étouffantes et régressives des laborieux.

PHOTO DE RIMBAUD : JE SUIS L’AUTEUR DE CETTE NOUVELLE MYSTIFICATION

Je constate que certains journalistes sont plus avisés que d’autres. J’ai eu l’heureuse surprise de dénicher un article de Jacques Quentin http://fauxrimbaud.blogspot.com/ qui parle de moi avec grande lucidité… Je trouve fort flatteur qu’un journaliste (de province) un peu plus futé que les autres ait l’audace d’avancer une thèse fort pertinente à propos de cette nouvelle « découverte », à savoir que je serais l’auteur d’une énième farce médiatique à base d’Arthur … Il faut dire que ce Jacques Quentin connaît bien son gibier : c’est à ma connaissance le seul qui a dénoncé en toutes lettres et sans la moindre ambigüité l’énorme plaisanterie izarrienne au sujet du « Rêve de Bismarck ». C’était en avril 2008.

Cette fois je n’ai même pas eu besoin d’aller répandre des alarmes sur la toile en expliquant que je suis effectivement l’auteur d’un nouveau coup monté concernant cette photo : ce journaliste provincial à la tête froide s’en est chargé à ma place… C’est dire la profondeur de ses intuitions ! Il est vrai qu’il connaît bien son cher IZARRA, mystificateur obsessionnel à but strictement égocentrique : il ne me fait aucun cadeau quand il s’agit de me disséquer de sa plume tranchante comme la vérité, me sachant sur ce point aussi avare de pincettes à l’égard des exégètes crédules que je m’amuse à faire braire avec mes espiègleries rimbalesques de qualité quasi professionnelle répandues à grande échelle médiatique…

Mes détracteurs apprécieront.

Raphaël Zacharie de IZARRA

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L’article de Jacques Quentin à mon sujet :

LES DESSOUS DE LA PHOTO DE RIMBAUD : IZARRIMBAUD ?

Elle lui ressemblait comme une fille peut ressembler à son père.

Avec la bonne foi, la sincérité de son âme entière, de son coeur franc (fatalement lucides), le public ne s’y était pas trompé. La France était convaincue !

Sauf que les tests ADN avaient rendu leur verdict, pétrifiant : désaccord génétique total et définitif entre la fille et son prétendu géniteur.

La douche froide.

Qui ne se souvient pas de cette douloureuse affaire Aurore Drossard, fille imaginaire de Montand ? La leçon, authentique cas d’école, doit nous inciter à adopter à l’avenir la plus extrême prudence dans ce genre d’information où la subjectivité peut brouiller les pistes les mieux balisées.

Or, avec le dernier avatar concernant Rimbaud, nous sommes dans un processus médiatico-hystérique exactement inverse : cette fois ce sont les « spécialistes » qui, enivrés de doctes fumées, se sont eux-mêmes convaincus. Et de quoi donc me demanderez-vous ? Du pire : la mine patibulaire d’un Rimbaud aux antipodes de sa légende esthétique.

La pilule à du mal à passer chez les vrais-faux admirateurs du poète de Charleville qui, avec ce bon sens inné caractérisant les profanes et les ignorants, doutent.

La découverte de la photo date de deux ans. Troublant : à la même époque un certain Izarra criait à qui voulait l’entendre -et nul ne semblait vouloir prêter sérieusement l’oreille à ses élucubrations- qu’il était l’auteur du « Rêve de Bismarck », un autre inestimable trésor rimbaldien sauvé des rebuts d’un bouquiniste de Charleville-Mézières. Décidément, le hasard facilite bien des choses dans l’environnement de cet énigmatique Izarra…

Mais revenons à la tête de Rimbaud. Les spécialistes dont le fameux Jean-Jacques Lefrère se sont basés sur quatre de ses photos (plus ou moins nettes) déjà connues et reconnues pour établir un nouveau dogme avec cette vertigineuse certitude propres aux exégètes de leur niveau élevés au pain blanchit. La farine universitaire a d’incontestables vertus de salubrité intellectuelle… Bref, c’est avec la même conviction, pour ne pas dire la même ferveur que le « Rêve de Bismarck » fut décrété authentique.

Rien n’est plus ressemblant à un portrait qu’un autre portrait, pour peu que le coeur s’emballe. On s’interrogera sur les méthodes employées par ces imprudents spécialistes cherchant à faire passer à la postérité le visage d’un parfait anonyme confondu avec Rimbaud sous le prétexte d’une enseigne d’hôtel en guise de (fausse) piste aux stars du Parnasse, de chasse aux mythes… Bertillonnage ? Identification judiciaire ? Tests ADN ? Les rieurs riront.

Les convictions pour le moins subjectives -autant dire hautement fantaisistes- de Jean-Jacques Lefrère et ses disciples sont une bonne gifle pour nous rappeler qu’à travers ce genre de révélation sensationnelle pleine de flou artistique lié à l’univers de Rimbaud, un Izarra peut toujours en cacher un autre.

Les érudits échaudés ajouteront : aujourd’hui plus qu’hier.

Méfiance donc.

Jacques Quentin
jacquesquentin@hotmail.fr

ARTICLE ORIGINAL :

http://fauxrimbaud.blogspot.com/

871 – Les femmes vénèrent les machos

Parce que le Ciel a voulu que la femme naisse sous le signe de la docilité, la femelle enchaînée aux lois âpres du mâle aime les injustices du sexe.
C’est ainsi que la femme sous le joug des plaisirs est naturellement soumise. Sa chair est faite pour être dominée, asservie, livrée aux crocs du loup, son souverain. La femme est la poupée de l’homme, ce seigneur-né, et elle le sait : elle trouve belle et bonne cette cruauté de l’hyménée.
Tout comme le jardinier sublime la nature en l’ordonnant, l’homme qui dispose de la femme peut à sa guise et selon ses caprices glorifier la nature d’une main de fer, guidé par son imagination, inspiré par les causes supérieures, principes divins qui ont placé l’homme sur un trône et la femme à ses pieds.
Les sots pensent que l’égalité des genres est naturelle et que la place d’Eve est à la droite de son époux. Cette égalité-là n’est point naturelle. Mais dans son immense sagesse Dieu a décidé que la femme chérira les bottes de son prince, et ce qui semble injuste aux yeux du citoyen, du savant, du législateur dénaturés par les artifices de la culture est infiniment juste et doux sous les clartés nuptiales du firmament.
Dans le secret de l’alcôve les grandes idées n’ont plus cours. Il n’y a plus de révolution quand triomphe l’hymen. La femme reprend sa véritable place à l’heure où tombent les masques.
La femme sincère vénère le macho. Au fond d’elle-même elle déteste sa nouvelle condition où l’a abandonné l’homme contemporain… Cette liberté-là aliène l’enfant de Vénus qui, fondamentalement, a besoin de sentir la force rugueuse de la virile écorce contre sa soie, le poids de la masculine autorité sur sa tête, la puissance phallique sonder ses flancs, l’éclat intellectuel dominer ses pensées, la voix rauque faire taire ses féminines protestations.
Et la délicieuse ortie de l’amour séduire son coeur.
La femme n’est désirable aux yeux de l’homme de bien que lorsqu’elle s’accorde à ses hauteurs à travers la parure digne et sobre de sa soumission innée : dévouement, obéissance, hommage au générateur de semence et porteur de sceptre sont les sentiments honnêtes de la femme face à son maître, tant dans la vie conjugale que dans l’aventure amoureuse.
Ce qui rend la femme infâme, vulgaire, détestable, bête et grotesque, c’est sa propension à vouloir singer le mâle dans ses divines attitudes… Et qui fait le gorille au lieu de faire l’humain.
L’amie de l’homme qui a su garder intacte l’intelligence de son sexe se soumettra avec d’autant plus de délices aux lois du dominant que ces dernières sont inspirées par les gênes et non par la norme.

870 – Eloge de mon improductivité

Dans cette société obsédée par l’accès aux biens matériels revendiqué comme un droit, je suis heureux de ne rien produire.
Mieux : je suis satisfait de n’avoir pas à me soucier de ma subsistance. D’autres travaillent à ma place. Ils s’occupent de me nourrir pendant que je songe à élever leur esprit. Chacun est à sa place : les âmes primaires persuadées que la vie est avant tout matérialiste la passent à turbiner bêtement jusqu’à la retraite tandis que les improductifs évolués de mon espèce dénoncent l’inanité des activités de ces travailleurs matérialistes érigées en véritable religion par la masse laborieuse à laquelle ils s’identifient avec fierté.
Susciter l’irritation des productifs qui font vivre leurs critiques et pédagogues est salutaire : ce faux sentiment d’injustice provoqué dans leur âme de brute leur permet, petit à petit, de se rendre compte de la vanité des valeurs matérialistes auxquelles ils sont attachés, si dérisoires qu’elles sont raillées par ceux-là mêmes qui en bénéficient sans s’en être le moins du monde acquittés au prix de leur sueur. Ce qui révolte beaucoup ces petits esprits…
Loin de se prostituer aux hérésies du siècle, les vrais seigneurs piétinent le pain sacré de la plèbe qui les nourrit.
Le rôle du pasteur n’est pas de maintenir les ânes dans leurs illusions consuméristes mais de les faire sortir de leurs étables câblées sur les bouquets de chaînes de télévisons aux clartés frelatées pour leur montrer le soleil.
Je ne suis pas sur terre pour flatter mes bienfaiteurs borgnes et endormis mais au contraire pour leur ouvrir les yeux. Ils travaillent pour que je puisse manger et les critiquer ensuite, oui et alors ? Le travail n’est pas l’argument final de toute cause. Donner raison aux ânes simplement parce qu’ils sont attelés à la charrue, suent, peinent, se lèvent tôt, c’est comme donner raison aux limaces parce qu’elles bavent, aux idiots parce qu’ils sont heureux, aux alcooliques parce qu’ils chantent. Sous prétexte que ces bêtes de somme financent mon existence d’improductif je devrais les encourager à cultiver l’imbécillité ? Au contraire, en désacralisant leur pain qui me fait vivre je les invite à lever les yeux plus haut que leurs jours bornés par des considérations bancaires, alimentaires, syndicalistes ou socio-professionnelles.
Toute l’existence de ceux qui contribuent à me maintenir dans l’état glorieux de railleur improductif est vouée au travail. Leur but : devenir propriétaire d’une maison, passer une retraite sereine -si ce n’est sénile- se payer des vacances, constituer un héritage pour leurs enfants, etc.
Soit. Et après ?
Construire ou acquérir une maison, s’assurer une retraite aisée, offrir un héritage à la descendance, partir en voyages… Cela leur fait une belle jambe ! Rien que des choses temporelles.
Sont-ce là les richesses suprêmes de la vie humaine ? Oui s’offusqueront les equus asinus avides de foin.
Ces désirs aussi vulgaires seraient donc l’aboutissement de leur passage sur terre ? Quelle tristesse ! Quelle indigence ! Certes il est légitime d’aspirer à ces vanités car nous ne sommes pas des désincarnés et nous avons besoin de nourriture, d’un toit, d’eau, de chauffage, et même de nous amuser.
Mais miser sur ce qui est voué à la désintégration, réduire une vie à un lavabo, une croisière, un salaire, une marque de voiture, une habitation flatteuse, un tuyau de fibres optiques, n’est-ce pas se moquer de ceux qui, comme moi, vivent non POUR l’accès aux biens matériels issus du travail mais GRÂCE aux biens matériels issus du travail des autres ?
Je m’explique.
Le travail des autres à mon bénéfice est le prix à payer à leur « désabrutisssement ». Par leurs efforts, leur courage au labeur, leurs sacrifices ils contribuent à m’épargner les vicissitudes et soucis liés à leur condition d’abrutis. En échange, je leur ouvre les portes de la vérité izarrienne. Ce qui est loin d’être une tâche aisée dans ce monde dominé par le culte du Veau d’Or… Bref, ils me nourrissent physiquement, je les nourris spirituellement. Tout se paye, tout se mérite en ce monde. Aux uns il sera demandé plus d’efforts qu’aux autres pour s’humaniser, s’élever selon leurs capacités à comprendre l’essentiel ou leur degré d’abrutissement… Cela peut sembler injuste mais c’est ainsi : nous ne sommes pas tous égaux devant l’intelligence.
Je mérite que me soient épargnées la peine et la perte de temps engendrées par travail, tandis que ceux que je tente d’éduquer payent leur ignorance, leur bêtise, ou plutôt payent leur difficile « apprentissage des hauteurs » au prix établi selon des critères non sottement arithmétiques mais hautement spirituels.
En vertu du fait que j’ose dire la vérité, ne succombant ni au mensonge, ni aux artifices, ni aux flatteries, refusant tout compromis avec l’époque, on me taxe de parasite. De fou. De fainéant.
Je suis comme le chardon qui pousse en plein champ, au milieu du passage, perçant le goudron, inutile, méprisé, isolé, menacé d’être arraché, considéré juste bon à être dévoré tout cru par les ânes qui ne songent qu’a remplir leur panse (il est bien connu que les ânes raffolent des chardons).
Jusqu’au jour où on s’aperçoit que le chardon que nul ne voulait nourrir a engendré une magnifique fleur.

869 – Le monde du cirque

On idéalise trop le monde des artistes, saltimbanques et autres baladins.
Je ne me fie pas aux apparences flatteuses que les gens du voyage veulent donner d’eux-mêmes. Le romantisme de ce milieu n’est qu’un vieux cliché. La réalité est plus glauque. Les gens du voyage n’ont jamais chanté sous les étoiles, d’ailleurs les astres sont bien le dernier de leurs soucis. Oublions les aventures de Tintin, images beaucoup trop pures pour correspondre à la réalité de ces forains.
Le monde du cirque est minable, sordide, dur, mortellement ennuyeux, laid et vulgaire.
L’univers des cirques ambulants est un manège déprimant où des « techniciens de la piste », des « forçats de la distraction populaire » aux mines plus ou moins patibulaires répètent à l’infini leurs numéros sans joie devant des publics ignorants des coulisses, car les coulisses du cirque bien souvent sont sinistres.
Au cirque les spectateurs payent pour s’éblouir de lumière, pas pour s’affliger de la fange.
De mon point de vue travailler dans un cirque c’est comme un naufrage : on y entre, on s’y dégrade. Sorte d’antichambre de la déchéance ou bien antre des bannis de la société, le chapiteau clinquant est un cache misère, la partie immergée et éphémère d’une industrie pleine de désenchantements…
La piste du cirque n’est qu’une arène crapuleuse où grimacent des pitres et s’agitent des pauvres hères mis à l’écart par la société, « saltimbanques » animés par des causes triviales, voire inavouables. Aux antipodes de toute vocation artistique. Mais surtout, où des animaux fatigués, abrutis, battus sont odieusement exploités par un système tyrannique et carcéral (des vidéos d »animaux du cirque maltraités circulent à ce sujet).
On est loin du mythe de l’artiste généreux, idéaliste, jongleur d’étoiles et semeur de rêves… Sous leurs costumes les clowns sont des tatoués. Les amuseurs, des âmes décevantes. Les dresseurs d’animaux, des fauves.
On m’accusera peut-être de racisme envers les gens du voyage, de discrimination envers une corporation, d’incitation à la haine envers une communauté… Je ne fais que donner un avis personnel sur une question qui m’est chère et, accessoirement, dénoncer des abus réels commis envers les animaux dans ce milieu. Je ne suis nullement raciste envers les gens du voyage, j’ai toujours aimé côtoyer les gitans, bohémiens et divers nomades de nos contrées. Mais ce n’est pas parce que j’aime les manouches que je dois pour autant apprécier la compagnie des alcooliques, des illettrés, des parias, des brutes.
Aimer les manouches ce n’est pas éviter de leur parler des sujets qui fâchent, au contraire. L’amour véritable de l’humanité, c’est oser parler de sa misère pour la mieux combattre. Cela fait belle lurette que les gens du cirque ont perdu leur âme : la laideur à remplacé la poésie.
Il n’y a pas de plus grande distorsion entre le mythe et la réalité que chez les gens du cirque. Pas de pire contraste entre l’éclat des projecteurs de la scène et la misère des dessous.
Boycottons le cirque !

Précision :

Mes affirmations ne sont pas des clichés mais la triste réalité.

Je me rends souvent sur lieux de fêtes foraines pour observer les « tenanciers » et « tenancières » des stands et tout ce qui tourne autour de cet univers : ce monde d’exploitants de machines de foires, aux antipodes de toute sensibilité artistique, est proche du monde des malfrats, des travailleurs de la nuit (patrons de boîtes de nuit, de bars louches, ferrailleurs et magouilleurs improvisés en tous genres), voire des repris de justice dûment tatoués.

Certes ces gens sont des travailleurs. Mais pas des poètes, pas des artistes, pas des amis de l’humanité mais plutôt des fripouilles, des arnaqueurs professionnels.

C’est un milieu de brutes et de misère morale quoi qu’il en soit. C’est ma manière de percevoir les choses, sans illusion.

Les gens du cirque et les forains en général (c’est le même milieu, ces gens sont issus des mêmes bases et familles) n’aiment pas les enfants mais leur argent, n’aiment pas faire rêver mais faire payer, ils ignorent parfaitement ce qu’est un artiste, un saltimbanque. Seul le gain les intéresse. Pire en certains cas : seule la survie les motive. Faute de pouvoir faire autre chose, leur métier est alors un gagne-pain pur et dur.

Il m’est arrivé de parler avec les plus fréquentables d’entre eux et on ne m’a pas toujours donné tort au sujet de ce que j’avance…

Si tout ce que je dis ici est faux (et c’est fort possible que je me trompe), c’est en tout cas l’image que renvoie ce milieu. Les forains, s’ils sont malgré tout recommandables, honnêtes et honorables, sont au moins responsables de cette déplorable image que je viens de brosser de leur société.

Le « Cirque du Soleil » au Canada et certains cirques de renommée bien tenus en France n’ont rien à voir avec la cohorte de petits cirques traditionnels ringards et crapoteux qui tournent en France.

Le Cirque du Soleil est un véritable viviers de talents, c’est un cirque d’élites, créatif, avant-gardiste. Les gens qui y travaillent ont la vocation, ce sont d’authentiques artistes. Ils ne sont pas arrivés dans ce milieu par défaut, par accident ou par crapulerie comme cela me semble être le cas en ce qui concerne les cirques que j’ai dénoncés.

868 – Miracle à Chartres

Ses pointes au coeur de la Beauce désignaient un ciel sombre. J’étais dans l’ombre, ne voyant que la nue chargée, les champs mornes, les étendues monotones. La cathédrale de Chartres, silhouette sinistre dans le lointain, affligeait mon âme pragmatique.
Les rigueurs de l’âpre saison ne m’inspiraient que tristesse. Autour de moi, l’espace : rien qu’un vide immense, un silence sans échos, des agitations dénuées de sens… L’absurde comédie des éléments où les nuages ne sont que fumée, les astres des points sans nom, l’horizon un chantier agricole arrosé par l’onde hivernale.
Et les oeuvres des hommes, des pierres vouées à la poussière.
Pourtant, front baissé, j’avançais vers les inutiles flèches. Qu’allais-je y chercher, moi l’impie ? La plaine peut-être avait la réponse : au fil de mes pas le vent ressemblait de plus en plus à un chant.
Confusément la clarté se fit en moi à mesure que j’approchais des géantes séculaires.
Le MYSTERE m’attirait vers la double flamme de pierre. Et plus les aiguilles gothiques grandissaient, plus ma conscience s’éveillait.
Enfin je fus au pied de l’édifice. Je pénétrai dans l’antre vaste et serein.
Dans ce lieu dense un feu couvait sous les ogives : le silence reflétait les profondeurs sidérales, les vitraux la musique des particules de la matière. Spirales galactiques et valse des molécules étaient immortalisées dans le minéral, interprétant l’impénétrable symphonie universelle.
Le bleu était poésie, le rouge était mélodie, le cercle était onde. Dans les vitraux, des papillons. Sous mes pieds, des constellations. Au-dessus de ma tête, l’incommensurable.
Le roc était vivant… J’ETAIS vivant ! L’alchimie des signes et des choses avait opéré sur mon être un miracle sans bruit. L’harmonie cosmique suggérée par l’architecture et les verrières avait ébranlé mes certitudes de matérialiste.
La pénombre de la cathédrale m’éclairait intérieurement : j’avais saisi la subtilité de l’invisible.
La magie des voûtes me retint longtemps dans ma méditation. Et tandis que je scrutais l’immensité cachée de ce qui m’entourait, le vaisseau immobile voguait vers l’éternité.
Depuis le fond de la plaine j’avais répondu à ses muets appels avant qu’il ne m’emporte à destination de l’infini dans un fracas qui n’est audible qu’à des oreilles initiées.
Et l’infini avait le visage de la lumière.

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867 – La burqa : bête noire des moutons blancs

Que les beaux esprits qui me ressemblent réagissent avec fermeté par rapport au projet de loi relatif à l’interdiction du port de la burqa dans les lieux publics de notre pays !

Attention ! Danger ! A travers ce projet d’interdiction du port de la burqa, insidieusement la France entre dans un processus de frilosité risquant de déboucher sur une sclérose institutionnelle, pour ne pas dire sur une criminelle bêtise.
Je trouve que notre actuelle république commence à puer.
Après s’être lamentablement dévirilisée devant l’essor de l’esprit féministe et de ses valeurs aseptisantes, voilà que Marianne a trouvé un ennemi à sa portée : les femmes voilées.
Quel courage !
Les porteuses de voiles, de burqas (et autres signes d’appartenance à des valeurs religieuses différentes des nôtres) sont devenues les nouveaux boucs-émissaires de la république sarkoziste et de ses poltrons aboyeurs.
De quoi les Dupont ont-ils peur pour crier si fort leur haine de la burqa ?
Ils tremblent devant les musulmans de France qu’ils associent stupidement à de sanguinaires terroristes ou plus généralement à des êtres primaires et sauvages pétris d’obscurantisme…
En quoi la burqa (ce vêtement très digne de la femme musulmane qui se respecte) contrarie-t-elle les honnêtes citoyens de la France ? Nous sommes ici en pleine hystérie collective ! La république française est en train de lamentablement sombrer dans le racisme anti burqa.
A travers la peur de la burqa, les français ont tout simplement peur de l’autre. La différence, surtout quand elle est blanche, pure, monacale, ostentatoire, est toujours difficile à accepter. C’est humain, je peux certes le comprendre mais cela ne m’interdit pas de dénoncer cette lâche attitude.
Je trouve que les porteuses de burqa sont très courageuses pour oser prendre le risque de se confronter à la malveillance publique de certains citoyens français « bien intentionnés » quant à leurs motivations profondes… Ont-ils eux-mêmes conscience de la véritable cause qui les agite à ce point ? Les grands discours politiques qu’ils avancent ne sont que des excuses : comme c’est souvent le cas dans bien des domaines, sous maintes latitudes et à toutes les époques, les vraies raisons animant les anti burqa sont finalement beaucoup moins avouables… Il y a les raisons officielles : honorables, nuancées, policées…
Et puis il y a les autres raisons : tranchantes comme la vérité.
La burqa symbolise l’interdiction, l’oppression, l’injustice aux yeux des ignares, des gens simplistes, voire des dégénérés ivres de matérialisme, abreuvés de vulgarités, de films pornographiques, d’alcool, de drogues et d’autres licences qui les dévoient au lieu de les élever. Chaînes délétères de notre siècle qu’ils prennent pour le progrès de l’individu.
Tandis que pour les esprits encore sains la burqa symbolise la VERTU.
Là où notre république voit le mal, l’hérésie, la régression, certains aristocrates de mon espèce voient la beauté, la vérité, le progrès. Ne soyons pas naïfs : les intérêts de la république ne sont pas nécessairement ceux de la justice, de la raison ou de la morale.
Ce n’est pas parce que voiles et burqas sont devenus les ennemis soudains de la république qu’ils sont mes ennemis sur le plan personnel : je refuse de me laisser entraîner dans cette honteuse manipulation étatique.

L’intolérante république anti burqa sert la cause des xénophobes de tous bords : c’est du pain béni pour les racistes qui peuvent ainsi sous des dehors louables et en toute légalité exprimer leur haine raciale contre leurs frères à peau foncée !

Bref, les anti burqa, qu’ils soient racistes ou non, ont tout simplement peur de la VERTU et de ses expressions vestimentaires, associant stupidement leurs personnels actes de bassesse et de faiblesse au triomphe de la liberté individuelle sur la morale religieuse… La vraie liberté consiste évidemment à résister aux viles tentations, non à y succomber. Les femmes voilées sont libres, leurs détracteurs non : ils frémissent à l’idée qu’on leur interdise de continuer à descendre dans la fosse. La burqa symbolise ce qui les effraie par-dessus tout : la propreté morale. D’où l’origine -peu flatteuse- de leur virulence à l’égard de la burqa…

Déjà, nos curés ont ôté leur soutane pour prendre le métro : le symbole était devenu trop politiquement offensant pour cette république d’efféminés… Après avoir rendu les prêtres à la vie civile, vestimentairement parlant, on voudrait dévêtir publiquement les femmes voilées !
Personnellement je ne me sens nullement offensé par la vue de femmes portant la burqa. Ni même nié par ces dernières dans ma différence de français n’adoptant pas leurs moeurs et leur religion. Au contraire, je suis heureux de pouvoir voir des femmes voilées dans une ville de province française sans que cela ne provoque de lynchages publics. Les porteuses de burqa font preuve non seulement de courage, de dignité, mais encore de tolérance : je n’ai encore jamais vu ces femmes critiquer quelques unes de nos habitudes décadentes alors qu’elles seraient moralement en droit de le faire, en vertu de leur position spirituelle avancée.
France, pays de la liberté, qu’as-tu fait de ta tolérance ?
Je ne parle pas de tolérance pour le sexe, l’adultère, l’alcoolisme ou la décadence en tous genres mais de tolérance envers la VERTU.
S’attaquer aux symboles de vertu de la part de la république française, quel cynisme ! La grande, la belle, l’historique donneuse de leçons de vertu au monde entier aimerait aujourd’hui museler ses plus sincères apôtres professant sur ses propre terres…
Et moi qui croyais que France rimait avec tolérance, différence… Je m’aperçois malheureusement qu’elle rime aujourd’hui avec rance.
Oui, avec cette affaire de la burqa la France commence à puer la bêtise.
J’invite les porteuses de burqa à résister héroïquement à l’actuelle oppression républicaine, à continuer à faire preuve de courage, de noblesse afin de contrer les travers de cette société de plus en plus frileuse, lâche et intolérante !
Vive la burqa, vive la vertu, vive la liberté, vive la VRAIE république !
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